Des étudiants du Master Énergie de l’Université de Poitiers débattent des projets de newcleo

Le mercredi 13 mai, 32 étudiantes et étudiants du Master Énergie de l’Université de Poitiers ont participé à une journée d’échanges et de travail autour du débat sur les projets de newcleo.

Image Copyright : Remy Couchon

Encadrés par Monsieur Moreau, enseignant-chercheur à l’Université de Poitiers,une trentaine d’étudiantes et étudiants du Master Énergie ont participé à une demi-journée de réflexion consacrée aux projets portés par newcleo.

Après une présentation du cadre du débat et du projet newcleo, un premier temps d’échange en plénière a permis aux participantes et participants de réagir collectivement. Plusieurs sujets ont rapidement émergé : l’utilisation de combustible déjà usagé issu du parc nucléaire existant, la proximité des projets avec des centrales nucléaires déjà implantées, mais aussi les perspectives d’emplois annoncées pour les territoires.

Les étudiants ont également questionné les enjeux de sûreté et les modalités de contrôle exercées par les services de l’État, ainsi que la durabilité du projet et sa faisabilité dans le temps indiqué par la maîtrise d’ouvrage. 

L'objectif était de permettre aux étudiantes et étudiants de s'approprier le projet newcleo à partir de sources documentaires variées, puis de formuler eux-mêmes les sujets qu'ils souhaitaient porter au débat.

Une méthode en trois temps

Répartis en six sous-groupes de cinq à six personnes, les étudiantes et étudiants ont travaillé en trois phases.

Découvrir. Chaque étudiant a lu une source issue des ressources utiles du débat et renseigné une grille de lecture : auteur, argument central, type d'argument, tonalité (favorable, défavorable, neutre, sans avis). Chacun a ensuite restitué sa lecture à son sous-groupe.

Approfondir. Par une analyse croisée des sources, chaque sous-groupe a identifié points de convergence, points de divergence et questions ouvertes, puis formulé un sujet à mettre en débat.

Débattre. Après restitution en plénière par les rapporteurs, une affirmation et une question ont été retenues pour deux débats mouvants, invitant chaque participant à se déplacer dans l'espace selon sa position (accord, désaccord, rivière du doute) 

Affirmation : « Les petits réacteurs nucléaires de nouvelle génération constituent une solution d'avenir pour la transition écologique »

Question : « Les petits réacteurs modulaires (PRM) constituent-ils une solution fiable pour répondre aux enjeux énergétiques et climatiques actuels ? »

La réflexion des élèves

Ces travaux et échanges ont permis de faire émerger des interrogations. Les étudiantes et étudiants ont par exemple identifié la persistance de déchets ultimes nécessitant des solutions de stockage, la question du financement, ou encore les délais de réalisation annoncés ont été abordés. 

Les discussions ont également porté sur la maturité technologique du projet, avec l’absence de retour d’expérience industriel sur la technologie au plomb, mais plusieurs participantes et participants ont toutefois souligné le caractère innovant du projet, considérant qu’il était important de permettre l’expérimentation et le développement de nouvelles technologies énergétiques.

D’autres réflexions ont porté sur les potentiels à l’export  de cette technologie vers d’autres territoires, notamment dans les pays émergents. Dans ce contexte, il serait nécessaire de sécuriser le transfert de technologie, notamment des risques de prolifération liés au plutonium. 

L'atelier s'est conclu par une prise de parole individuelle, chaque étudiante et étudiant exprimant ce qu'il retenait du projet et des controverses identifiées. 

L’équipe du débat remercie monsieur Moreau pour nous avoir permis d’intervenir avec ses étudiantes et étudiants.

  • Publié le 20/05/2026
  • Date de dernière mise à jour : 20/05/2026

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