Pourquoi un débat public ?

Le projet Réunion Express est soumis à un débat public organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) avant toute décision sur sa poursuite.

Si le principe de la création d'un train régional a fait l'objet de réflexions et de concertations préalables, de nombreuses questions restent ouvertes. Le débat public permet d'examiner l'opportunité du projet, ses objectifs, ses caractéristiques, ses impacts ainsi que les conditions de sa réalisation.

Les échanges pourront notamment porter sur les variantes de tracé encore étudiées, les différentes hypothèses de phasage des travaux, les modalités de financement et le modèle économique du projet, son articulation avec les autres réseaux de transport, les enjeux d'équité territoriale, sa gouvernance ainsi que ses incidences environnementales.

Le débat pourra également aborder les solutions alternatives au projet, y compris l'absence de réalisation, ainsi que les modalités d'intégration du transport de marchandises envisagées par le porteur du projet.

L'ensemble des observations, des arguments et des propositions exprimés par le public contribuera à éclairer la décision que prendra le porteur de projet à l'issue du débat.

Débats publics & concertations précédentes sur les mobilités à la Réunion

Les enjeux de mobilité à La Réunion ont fait l'objet de plusieurs démarches de concertation et de participation du public au cours des dernières années.

À partir de la seconde moitié des années 2010, plusieurs projets de mobilité ont été développés à l'échelle des territoires. Parmi eux figurent notamment le projet RunRail, porté par la Région Réunion, et le projet TAO (Transport en commun en site propre de l'Ouest), porté par la CINOR (communauté intercommunale du nord de La Réunion). Ces projets s'inscrivent dans les réflexions engagées sur le développement des transports collectifs et l'amélioration des déplacements sur l'île.

En 2020, un débat public organisé par la Commission nationale du débat public a porté sur le projet de Nouvelle Entrée Ouest (NEO) de Saint-Denis. Au-delà des enjeux d'aménagement du Barachois, les échanges ont notamment porté sur les déplacements à l'échelle de l'île, la saturation du trafic routier et le développement des transports collectifs.

À la suite de ce débat, la Région Réunion a organisé, en 2023, les États généraux des mobilités, sous l'égide de la CNDP. Cette démarche a réuni habitant·es, usager·es, associations, acteur·ices économiques et collectivités afin d'identifier les principaux enjeux de mobilité et d'alimenter la réflexion sur l'évolution du système de transport. Selon le porteur de projet, cette concertation a contribué à l'élaboration du projet Réunion Express.

Historique des projets de train à La Réunion

La réflexion sur un réseau ferroviaire à La Réunion s'inscrit dans une histoire ancienne.

Entre 1882 et 1976, l'île était desservie par un réseau de chemin de fer reliant Saint-Benoît à Saint-Pierre. Utilisé pour le transport de marchandises et de voyageurs, ce réseau a été progressivement abandonné au cours de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Les emprises ferroviaires ont depuis été, en grande partie, réaffectées à d'autres usages.

Au début des années 2000, un projet de tram-train a fait l'objet d'études et de concertations. Il prévoyait la création d'un réseau ferroviaire reliant les principaux bassins de vie de l'île. En 2010, ce projet n'a pas été poursuivi.

En 2011, le Schéma d'aménagement régional (SAR) a inscrit le principe d'un réseau régional de transport guidé. Des études ont été conduites jusqu'en 2016 afin d'examiner les conditions de réalisation d'un réseau ferroviaire structurant à l'échelle de l'île.

  • Publié le 10/08/2026
  • Date de dernière mise à jour : 10/08/2026